| Plan d’Action de Saly : l’implication de la Société civile dans l’Alerte précoce et la Prévention des conflits en Afrique de l’Ouest |
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Le Seine Saint-Germain, 12 Boulevard des Iles 92130 Issy-les-Moulineaux En octobre 2007, le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO) a organisé à Dakar-Saly un Atelier d’appropriation, pour la dissémination et la mise en œuvre des instruments régionaux et des mécanismes endogènes de gouvernance démocratique et de prévention des conflits en Afrique de l’Ouest en collaboration avec le Groupe de Femmes et la Coordination des Jeunes d’Afrique de l’Ouest.
Cet Atelier a constitué une nouvelle étape dans la dynamique de valorisation des capacités internes de la région. Il a mis en évidence l’importance et la nécessité pour les différentes catégories d’acteurs, d’une appropriation et d’une dissémination des instruments régionaux et mécanismes endogènes de prévention des conflits et de gouvernance, le rôle important que peut jouer l’opérationnalisation des dispositifs d’alerte précoce et la place que doit y occuper la société civile. Les participants dans leur diversité ont mesuré l’apport fondamental que constitue la mise en œuvre des instruments visés, notamment ceux de la CEDEAO qui concernent l’Afrique de l’Ouest tout en ayant une portée qui va au-delà de ses frontières ; mais aussi ceux de l’Union Africaine relatifs aux élections, à la démocratie et la gouvernance, aux jeunes et aux droits des femmes de même que ceux de l’OIF (Déclarations de Bamako et de Saint-Boniface). La Charte du Mandé vient y ajouter une contribution des mécanismes endogènes à la revitalisation et au développement des capacités internes de prévention et de gouvernance au niveau des sociétés de la région. Le principal résultat de la rencontre de Saly au Sénégal a été l’élaboration d’un Plan d’Action régional, dit Plan d’Action de Saly, porté ensemble par une diversité d’acteurs, étatiques et non étatiques, d’envergure nationale, régionale ou internationale. Il s’agit de réaliser de manière durable l’implication de la société civile, aux côtés de la CEDEAO, des Etats et des organisations internationales (UNOWA) dans des actions de prévention des conflits structurées en un programme à portée régionale. La réunion de lancement du Plan d’Action de Saly qui s’est tenue du 10 au 12 mars 2009 à Accra a permis à ces différents acteurs de définir les modes opérationnels pour sa mise en œuvre aux niveaux national et régional. L’objectif général de ce Plan d’action est de contribuer au renforcement et à la consolidation de la paix et la démocratie dans la région. Il vise dans cette perspective à mieux faire connaître des instruments déjà disponibles et à les mettre pratiquement au service d’une gouvernance démocratique et de la prévention des conflits en Afrique de l’Ouest. Le travail de dissémination et le processus d’appropriation de même que le plaidoyer viseront à rendre effective la mise en œuvre de ces instruments. Ils ont aussi pour objectifs d’impliquer davantage les femmes et les jeunes dans la construction de la paix et de renforcer la gouvernance et la démocratie par des approches participatives et l’esprit de dialogue, valorisés dans les cultures de la région. L’accent sera mis sur les pays marqués par une certaine de fragilité politique et en situation de post-conflit en Afrique de l’Ouest. L’action interviendra à trois niveaux complémentaires: local, national et régional. Les organisations impliquées travailleront en réseau au niveau régional et favoriseront l’émergence de plateformes nationales de convergence d’action autour de l’implication de la société civile dans la construction de la paix et la démocratie. Les acquis existant déjà aux niveaux régional et national en matière de réseaux et d’alliances serviront d’appui pour la réalisation des objectifs. Le Plan d’Action de Saly validé à Accra s’inscrit dans le Programme de travail triennal (2009-2011) conjoint CSAO/CEDEAO sur l’Alerte précoce et les Systèmes de conflits visant à l’opérationnalisation et au renforcement des capacités d’alerte, de prévention et de réponse impliquant dans la pratique une synergie des acteurs étatiques et non étatiques. Le Plan d’Action se veut un cadre de travail flexible qui s’adapte à la diversité des situations nationales et locales. I. Présentation générale du Plan d’Action AXES D’INTERVENTION Le Plan d’Action est structuré autour de cinq axes comportant chacun des actions prioritaires qui se déclinent selon différentes étapes précisées à titre indicatif :
Axe N°1 : Mise en place d’un cadre permanent d’information, d’échanges et de coordination Axe N°2 : Renforcement des capacités de la société civile Axe N°3 : Dissémination et appropriation des instruments régionaux, actions de communication Axe N°4 : Actions de plaidoyer Axe N°5 : Amélioration de l’implication de la société civile dans l’observation des Elections ACTEURS DU PLAN D’ACTION La mise en œuvre, passe par l’implication et la mobilisation synergique d’une diversité d’acteurs, notamment : § Institutionnels et étatiques au niveau national : parlementaires, experts et responsables gouvernementaux. § Non étatiques: les diverses composantes de la société civile à travers des organisations nationales des 15 pays membres de la CEDEAO et de la Mauritanie en plus des réseaux régionaux et sous-régionaux impliqués dans l’initiative de Saly ou l’ayant rejoint. § Médias nationaux et régionaux, publics, associatifs et privés. § Organisation régionale : CEDEAO § Organisations internationales : CSAO/OCDE, UNOWA et autres agences du système des Nations Unies, Agences de coopération bilatérale venant en appui aux actions de prévention des conflits et de construction de la paix. DUREE ET PRIORITES DES ACTIONS Le Plan d’action est l’une des composantes du Programme de travail triennal (2009-2011) conjoint CSAO/CEDEAO sur l’Alerte précoce et les Systèmes de conflits. Ses actions prioritaires de mise en œuvre vont être programmées sur une période de 36 mois. SUIVI ET EVALUATION Une évaluation à mi-parcours du Plan d’Action de Saly devra permettre de mesurer son niveau d’appropriation et son impact sur la base des indicateurs élaborés. A l’échelle régionale comme nationale le mécanisme de suivi et évaluation permettra de confronter les résultats réalisés à ceux qui sont attendus à chaque étape définie de l’initiative. PARTENAIRES AYANT SOUTENU LE LANCEMENT DE L’INITIATIVE L’initiative bénéficie, en plus des apports du CSAO et de la CEDEAO, des appuis spécifiques de plusieurs pays et organisations notamment : - Ministère français des Affaires étrangères et européenne (MAEE) - Agence française de Développement (AFD) - Agence Canadienne de Développement internationale (ACDI) - Ministère suisse des Affaires étrangères - Organisation internationale de la Francophonie (OIF) D’autres pays qui ont marqué leur intérêt devraient confirmer prochainement leur implication dans le financement de cette composante du Programme conjoint CEDEAO/CSAO. ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE, MEDIAS ET AUTRES PARTENAIRES AYANT PRIS PART A L’ELABORATION DU PLAN D’ACTION DE SALY Parmi les réseaux et groupes nationaux, sous-régionaux et régionaux présents à l’Atelier de Saly et d’Accra, on compte un certain nombre d’organisations faîtières rassemblant elles-mêmes plusieurs dizaines d’organisations nationales dans chaque pays. Cela doit permettre à terme de démultiplier rapidement et plus efficacement les actions au niveau national. Des médias nationaux, régionaux et internationaux ont également été associés à cette initiative notamment au Sénégal et au Ghana. Ils font désormais partie intégrante du processus de mise en œuvre.
RESEAUX SOUS-REGIONAUX - Coordination des Jeunes d’Afrique de l’Ouest pour la Gouvernance et la Prévention des Conflits - Groupe des Femmes d’Afrique de l’Ouest pour la Gouvernance et la Prévention des Conflits - Forum des Organisations de la société civile d’Afrique de l’Ouest (FOSCAO) - Réseau des plateformes nationales d’ONG d’Afrique de l’Ouest et du Centre (REPAOC) - West Africa Network for Peace building (WANEP) BENIN - Collectif des Fédérations et des Réseaux d’ONG du Bénin (CFRONG) - Fondation Regard d’Amour CAP VERT - Association capverdienne des Femmes Juristes
COTE D’IVOIRE - Forum international des Femmes pour la Paix, l'Égalité et le Développement (FIFEM) - Forum national sur la Dette et la Pauvreté
GHANA - ABANTU for Development - ABUSUA Foundation - Kofi Annan International Peacekeeping Training Centre (KAIPTC) - Islamic Foundation for Peace and Development - Network for Women’s Rights (NETRIGHT) - The Institute for Democratic Governance (IDEG) - West Africa Civil Society Institute (WACSI) - Women and Development project - Women's Initiative for Self Empowerment (WISE) - Women in Law and Development in Africa (WILDAF) - Women Peace and Security Network Africa (WIPSEN)
GUINEE - Coordination nationale des associations de Jeunesse de Guinée (CAJEG) - Mouvement Nous aussi Maintenant (NAM) - Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme (OGDH) - Parlement des Jeunes de l’Union du Fleuve Mano pour la Paix - Parlement africain des Jeunes (AYP)
GUINEE BISSAU - Citoyenne de Bonne Volonté - Mouvement de la Société civile pour la Paix, la Démocratie et le Développement - Réseau National des Organisations de la Jeunesse (RENAJ)
LIBERIA - Center for Media Studies and Peace Building (CEMESP) MALI - Association des Élèves et Étudiants du Mali - Partenariat Stratégique pour la Paix en Afrique (PASPA) - Collectif des Femmes du Mali (COFEM) MAURITANIE - Réseau Mauritanien pour la Promotion des Droits de la Femme (RMPDF) NIGER - Maillon Africain pour la Paix et le Développement (MAPADEV) - Coalition des Femmes Nigériennes contre la Guerre (CFNCG) NIGERIA - Nigerian Institute of international Affairs - Women Action Organisation (WAO Nigeria) SIERRA LEONE - Fourah Bay College – University of Sierra Leone - National Youth Coalition (NYC)
SENEGAL - Aid Transparency - Comité Régional de Solidarité des Femmes pour la Paix en Casamance (USOFORAL / CRSFPC) - Conseil des ONG d’Appui au Développement (CONGAD) - Conseil Sénégalais des Femmes (COSEF) - Institut d’Etudes Politiques et Stratégiques - Jeunesse et Développement (JED) - Mouvement des Éclaireurs et Éclaireuses du Sénégal (EEDS) - Mouvement Contre les Armes Légères en Afrique de l’Ouest (MALAO) - Mouvement Citoyen - Réseau Africain pour le Développement Intégré (RADI) - Pan African Association For Literacy and Adult Education - Université de Saint Louis - Women in Law and Development in Africa /Femme, Droit et développement en Afrique (Wildaf/Feddaf) TOGO - Fédération des ONG du Togo (FONGTO) - Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH)
MEDIAS ayant participé aux travaux de SALY et d’ACCRA - AITV - APANEWS - Daily Democrat - Deutsche Welle - Ghana Journalists Association - Ghana News Agency - Le Quotidien - Le Soleil - Metro TV - PANA - The Point - TV3 - The Ghanaian Journal - Sud Quotidien - Voice of America
ACTEURS ETATIQUES DE LA REGION
BURKINA FASO - Ambassade du Burkina à Accra
GHANA - Ministry of Defense - Ministry of Foreign Affairs - Ministry of Women and Children Protection
LIBERIA - Ministry of Gender and Development
ORGANISATIONS INTERNATIONALES - Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) - Centre de la CEDEAO pour le Développement du Genre - Centre d'études linguistiques et historiques par tradition orale (CELTHO/UA) - Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO/OCDE) - Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) - Organisation internationale de la Francophonie (OIF)
II. Organisation de l’initiative
L’initiative qui porte le Plan d’Action Saly est désormais reconnue sous le nom d’Alliance régionale pour la Gouvernance et la Prévention des conflits. Elle comporte une coalition d’organisations de la société civile et des médias d’Afrique de l’Ouest et reste ouverte aux acteurs étatiques de même qu’aux organisations régionales et internationales impliquées dans la prévention des conflits dans la région.
MISSION
« Impulser avec la société civile ouest-africaine une dynamique de prévention des conflits et de promotion de la gouvernance démocratique. »
VISION
Contribuer à faire de l’Afrique et particulièrement de l’Afrique de l’Ouest, une zone de paix, libérée des conflits violent, de l’insécurité et de l’instabilité chronique, gouvernée de manière démocratique et tournée vers le développement économique et social au profit des populations. Les forces vives faites de différentes composantes socioculturelles, politiques, locales et nationales dans leur diversité vivent et s’épanouissent dans un cadre intégré respectueux des droits et des différences tout en étant soucieux de la cohésion, qui protège la légalité, la transparence, l’équité, le respect mutuel et bannit l’exclusion et la discrimination.
OBJECTIFS
ü Consolider l’Alliance comme base d’une plateforme régionale pour la gouvernance démocratique et la prévention des conflits ;
ü Construire des plateformes relais aux niveaux sous-régional et national ü Impliquer par leurs biais, les acteurs de la société civile dans le plaidoyer pour la gouvernance démocratique et dans des actions concrètes d’alerte précoce et de prévention des crises des conflits.
Axe N°1 : Mise en place d’un cadre permanent d’information, d’échanges et de coordinationL’Alliance régionale qui constitue ce cadre, reposera sur un réseau de seize plateformes nationales correspondant aux quinze pays de la CEDEAO plus la Mauritanie et de quatre plateformes sous-régionales. Ce fonctionnement en réseau de plateformes facilitera l’échange d’information et la coordination des actions. La mise en réseau d’acteurs très divers de la région sera un moyen de les décloisonner et de les mettre en synergie à partir d’objectifs précis de plaidoyer en faveur de la démocratie et de la prévention des conflits violents. Elle se fera à travers la mise en place d’un cadre permanent d’information, d’échanges et de coordination. Le lancement d’un site internet dédié au Plan d’Action de Saly sera l’un des leviers structurant de ce cadre. Il permettra d’abriter un forum de discussion électronique animé par les organisations et réseaux transnationaux. Le site sera, par ailleurs, connecté à une base de données alimentées par le CSAO/OCDE et la CEDEAO. La base de données multi-langues sera une source d’information fiable. Elle réunira les principaux textes fondamentaux de la sous-région, de la région de même que les principaux Traités et Conventions internationaux relatifs aux Droits de l’Homme, à la consolidation de la démocratie et à la prévention des conflits. Elle contribuera au décloisonnement, fournira de l’information sur les expériences déjà mises en œuvre et permettra de tirer les leçons et de partager les bonnes pratiques. Elle facilitera la mobilisation des acteurs et de l’expertise dans la région.
Les plateformes, membres de l’Alliance régionale pour la Gouvernance et la Prévention des conflits sont des structures très légères constituées à partir des organismes, associations, groupements et individus ayant en commun la volonté de travailler sur la problématique de la gouvernance et de la prévention des conflits dans l’espace CEDEAO ou dans leur propre pays. En plus d’être un cadre de partage, de mutualisation et de coordination, elles doivent se positionner comme des instruments de régulation, de prévention, d’animation et de suivi de tous les enjeux liés à la démocratie, aux élections, à la gouvernance et à la paix. Les plateformes confient leur secrétariat à un organisme membre qui en a la volonté et la capacité. L’idée d’impliquer les organes gouvernementaux dans les actions d’appropriation, voire de travailler avec eux au niveau de la plateforme nationale a été retenue. Le Ghana pourrait constituer un pays-pilote ; les représentants des différents ministères présents ayant exprimé leur intérêt de s’engager dans la mise en œuvre du Plan d’Action de Saly.
Principes directeurs des plateformes nationales
ÿ Transparence ÿ Ethique ÿ Equité ÿ Déontologie ÿ Inclusion ÿ Complémentarité ÿ Mutualisation des expériences ÿ Cohésion
Action 1-1 - Mise en place des plateformes nationalesLes plateformes nationales ne sont pas de nouvelles structures. Elles regroupent des organisations de la société civile qui se constituent en réseau.
MEMBRES : Les personnes et organisations représentées à Saly de même que des représentants de structures faîtières constituent le noyau principal au niveau national pour mettre en œuvre les plateformes nationales. Les autres organisations qui souhaiteraient s’impliquer après coup dans la mise en œuvre du Plan devront en faire la demande au niveau de la plateforme nationale qui prendra sa décision dans le respect des principes de l’Alliance. Financement: les plateformes ne seront pas financées mais elles pourront recevoir des soutiens financiers pour des activités mises en œuvre dans le cadre Plan d’action.
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape N°1 : Organisation d’une réunion d’harmonisation avec les membres ayant participé aux Ateliers de Saly et/ou Accra (noyau dur) Cette réunion permettra à ce petit groupe considéré comme le noyau dur d’harmoniser les déclarations et dispositifs finaux issus des Ateliers de Saly et d’Accra, entre autres. Elle permettra aussi de constituer une base de données des organisations, associations, groupements et individus membres de la société civile en vue de constituer la plateforme des organisations de la société civile sur la gouvernance et la prévention des conflits. Cette réunion permettra aussi de décliner une feuille de route devant aboutir à la mise en place de cette plateforme. Ce noyau dur a donc la charge de préparer le terrain, d’impulser l’idée et de fédérer les autres. Le noyau dur doit être composé d’au moins d’un représentant d’une organisation de femmes, d’un groupe de jeunes et d’individus capables de mobiliser au-delà.
Æ Etape N°2 : Sélection d’une organisation pouvant offrir le secrétariat La mission de secrétariat doit être confiée à une organisation, membre de la plateforme, qui en a la volonté et la capacité avec l’accord des autres. Le secrétariat est l’organe administratif de mobilisation et diffusion des informations. Il facilite l’activité de la plateforme et l’anime.
Æ Etape N°3 : Organisation d’une réunion de tous les membres de la plateforme nationale
En plus d’être une réunion de partage et d’harmonisation, cette réunion permettra aux organisations de s’engager clairement dans le processus, de s’accorder sur un dispositif inclusif de mise en œuvre du Plan d’Action de Saly, d’identifier l’organisation qui assure le secrétariat, de s’approprier les rôles, places et responsabilités des membres pour la pérennité du cadre de partage et enfin de planifier les activités à réaliser comme la dissémination des outils de gouvernance et de prévention des conflits, le plan de communication qui l’accompagne entre autres, etc. Il s’agira également d’élaborer le Plan d’Action national et de déterminer une ou des actions phares en matière de gouvernance et de prévention des conflits qui pourraient s’inscrire dans le cadre du PAS.
Action 1-2 - Mise en place des plates-formes sous-régionalesA partir des pays retenus dans le cadre du Programme sur l’Alerte précoce et les Systèmes de conflit[1], il s’agit de regrouper plusieurs pays de la région qui partagent une proximité géographique, un conflit en commun et des défis en matière de prévention des conflits. L’ensemble des plateformes sous-régionales seront lancées dès 2009 selon un calendrier qu’elles détermineront elles-mêmes.
Les quatre plateformes sous-régionales :
Pays de la Mano River: Côte d’Ivoire, Guinée, Liberia, Sierra Leone Zone Sénégambienne : Cap Vert, Gambie, Guinée Bissau, Sénégal Golfe de Guinée : Benin, Ghana, Nigeria, Togo Zone Sahélienne : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger Coordination des plateformes régionales La coordination des plateformes sous-régionales est tournante. Les pays de la Mano River : coordination rotative de six mois à partir de juin 2009 Année I : Côte d’Ivoire puis Liberia Année II : Guinée puis Sierra Leone Année III : Côte d’Ivoire puis Liberia
Zone Sénégambienne : coordination rotative d’une année Année I : Sénégal Année II : Guinée Bissau Année III : Cap Vert ou Gambie (à déterminer) Golfe de Guinée : coordination rotative de six mois Année I : Bénin puis Ghana Année II : Togo puis Nigeria Année III : Bénin puis Ghana
Zone Sahélienne : coordination rotative d’une année Année I : Niger Année II : (à déterminer) Année III : (à déterminer) Objectifs au niveau sous-régional
ü Disposer d’un mécanisme de collecte et de partage et d’exploitation de l’information des pays ; ü Mobiliser les forces de chaque pays au profit des défis communs (alerte, dénonciation, défense et protection des acquis démocratiques, plaidoyer pour le changement de comportement) ; ü S’engager pleinement dans les défis de la gouvernance et prévention des conflits en commun dans la sous-région ; ü S’informer et appuyer les plateformes de pays en crise ; mobiliser les forces sous-régionales de la société civile au profit du ou des pays en crise. ü Partager avec les plateformes sous-régionales un système d’information et d’exploitation des données issues du système d’alerte de la CEDEAO.
Le CSAO et à la CEDEAO sont en charge du pilotage central de l’Alliance notamment :
ü Assurer la coordination et l’animation de l’Alliance ; ü Aider à mobiliser les ressources de mise en œuvre ; ü Faciliter l’élaboration d’un système de capitalisation des acquis ; ü Faciliter la coordination et le partage d’information entre les bureaux de zone de la CEDEAO et les plateformes nationales et sous-régionales de l’Alliance. Action 1-3 - Constitution d’une base de données
o Documents de travail des Ateliers de Saly et d’Accra o Instruments et mécanismes régionaux et internationaux sur la gouvernance et la prévention des conflits, les droits de jeunes et des femmes. (voir Annexe) o Coordonnées des organisations membres de l’Alliance
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Définition des formats, types et contenus de la base Æ Etape 2 : Modalités de collecte, de traduction et de mise à disposition Æ Etape 3 : Modalités de gestion de la base (responsabilités, modalité d’accès, etc.) Æ Etape 4 : Mise en œuvre de la base et utilisation pour le Plan d’Action Action 1-4 - Lancement d’un site Internet
Le Groupe réaffirme le rôle stratégique du site internet dans la mise en œuvre du Plan d’Action de Saly.
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Elaboration de l’architecture du site Internet en établissant précisément les besoins : un groupe de travail pouvant communiquer aisément par Internet pourrait se constituer pour y réfléchir. Æ Etape 2 : Rédaction d’un cahier des charges pour la réalisation et l’entretien Æ Etape 3 : Définition des responsabilités des plateformes en matière d’animation du site internet. Æ Etape 4 : Lancement officiel de ce site pour le faire connaître au plus grand nombre.
Axe N°2 : Renforcement des capacités de la société civile
La société civile doit être en mesure de jouer pleinement son rôle de contre-pouvoir, fonction essentielle dans l’émergence et la consolidation de la démocratie. Le renforcement de ses capacités devra l’aider à inscrire son expertise dans cette perspective. Des ateliers de renforcement des capacités reposant sur l’expérience et l’expertise des acteurs de la région permettront à partir des instruments internationaux, régionaux et sous-régionaux, de développer des plaidoyers, des stratégies de défense et de promotion de la démocratie, de la gouvernance au service des populations et des droits de l’homme. Des organisations transnationales, nationales et locales seront associées et leurs bonnes pratiques capitalisées et valorisées. Le secteur académique sera mis à contribution. Sur le terrain, la formation devrait se faire en cascade. Les points focaux formés devront former d’autres membres. Action 2-1 - Formation des points focauxL’accent sera mis sur la formation des membres de la plateforme nationale. Il s’agira de les former pour qu’ils puissent eux-mêmes former d’autres membres ; d’engager des discussions autour des instruments et au-delà ; de susciter des débats quant à l’utilisation de ces instruments dans la consolidation de la démocratie et la prévention des conflits. Il revient aux plateformes nationales de trouver des voies et moyens de mettre en œuvre les formations en tenant compte des opportunités et de contraintes nationales et locales. Toutefois, les plateformes pourraient se rapprocher des organisations spécialisées dans la formation et/ou leur financement comme : - la Fondation du renforcement des capacités basée à Harare ; - Kofi Annan International Peacekeeping Training Centre (KAIPTC); - le WANEP ; - le Fonds de la Paix de la CEDEAO ; - l’Union européenne.
Objectifs
ü Etre en mesure de présenter les grandes lignes du Plan d’Action de Saly et l’Alliance régionale ; ü Maîtriser les principaux instruments de gouvernance et de prévention des conflits à partir du travail fait au cours des ateliers régionaux ayant permis de se familiariser avec les instruments.
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Elaboration d’un guide de présentation du Plan d’Action de Saly et des instruments régionaux à partir des documents disponibles sur le site internet. Æ Etape 2 : Rédaction d’un Q/R (questions/réponses) qui permette aux points focaux de répondre facilement aux questions sur les instruments. Æ Etape 3 : Mise à disposition de l’ensemble de l’Alliance régionale de ces outils de formation et de sensibilisation à travers le site internet Æ Etape 4 : Organisation de la formation des points focaux Æ Etape 5 : Organisation de la formation en cascade avec les autres organisations Action 2-2 - Elaboration de supports de communication et maîtrise de techniques de diffusion et de communicationLes outils à développer seront mis à disposition de toutes les plateformes sur le site internet dédié. Ils devront être réalisés dans deux langues officielles de la CEDEAO (français, anglais). Au niveau national, les plateformes pourront choisir de les adapter et de les traduire dans d’autres langues. Afin de faciliter l’échange de bonnes expériences, les plateformes devront s’engager à partager leurs outils en les mettant à disposition des autres membres de l’Alliance sur le site internet. Æ Ces supports prendront des formes différentes qui correspondront au mieux aux populations visées : supports oraux (cassettes, CD-Rom) ou écrits. Æ Les supports écrits pourront être de différentes natures. 1. Recueil présentant les différents instruments simplifiés faisant le point sur leur ratification, leurs enjeux, l’intérêt de leur mise en œuvre pour les populations ; 2. Questions/réponses sur ces instruments ; 3. Guide facilitant la discussion. Æ Matériel à laisser et/ou à distribuer (affiches, autocollants, tee shirts imprimés, bracelet avec des messages de paix etc.)
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Identification au sein de la plateforme des personnes qui pourraient prendre en charge l’élaboration de ces outils et constituer un groupe communication. Æ Etape 2 : Elaboration d’un Plan de communication indiquant les cibles, les outils, les événements, les étapes de diffusion et les coûts à prévoir. Æ Etape 3 : Réalisation des outils et validation par l’ensemble de la plateforme. Æ Etape 4 : Rédaction des communiqués à diffuser. Æ Etape 5 : Diffusion des outils de communication en fonction des publics ciblés à l’occasion de réunions, manifestations culturelles, rencontres de personnalités, etc. Action 2-3 - Elaboration d’un Plan d’Action nationalLes plateformes nationales auront la charge d’élaborer leur propre Plan d’Action national. Au niveau de chaque pays, il s’agira de déterminer en fonction du contexte une ou deux actions phares en matière de gouvernance et de prévention des conflits. ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Identification au niveau de la plateforme des actions phares à mettre en œuvre Æ Etape 2 : Rédaction d’un document cadre à partir du cadre du Plan d’Action de Saly Æ Etape 3 : Partage du Plan d’action national avec les autres membres de l’Alliance Æ Etape 4 : Modalités de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre
Axe N°3 : Dissémination, appropriation et actions de communicationLa mise en œuvre du Plan d’Action national s’appuiera sur des plateformes nationales et les réseaux transnationaux comme le Groupe régional des Femmes, la Coordination des Jeunes, le FOSCAO, la FIFEM, WANEP, le Réseau des Femmes et parlementaires des pays du fleuve Mano, etc. Les médias (presse écrite, radio et télévision) seront mis à contribution dans les langues nationales et les langues officielles, notamment les radios internationales, régionales, nationales et locales ; les télévisions à diffusion régionale –comme AITV déjà impliquée lors de l’Atelier de Saly- et nationale (publiques et privées) à travers des programmes de discussion, des spots de sensibilisation. Les artistes, musiciens et autres créateurs culturels, notamment au niveau du théâtre seront sollicités pour prendre part à l’initiative sous des formes et dans des conditions arrêtées par la plateforme. L’objectif sera de faire connaître au plus grand nombre les enjeux, le contenu et l’utilité des instruments régionaux. Il s’agira de renforcer ainsi les bases d’adhésion durable aux principes et valeurs démocratiques protégeant les droits et libertés tant au niveau international que régional et local. Un volet particulier sera consacré aux enfants dans le cadre d’un appui à des initiatives d’éducation à la paix et la citoyenneté. Action 3-1 - Mobilisation de la société civileA ce stade, un certain nombre d’organisations et personnalités de la société civile du pays auront déjà eu connaissance du Plan d’Action de Saly. Il s’agira donc de démultiplier le nombre d’organisations informées et intéressées en utilisant les réseaux d’information nationaux, en profitant de rencontres pour faire connaître le Plan d’Action et ses objectifs, en organisant des réunions d’information.
Objectifs
ü Atteindre le niveau local ü Couvrir l’ensemble du territoire
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Organisation d’une réunion de lancement de la plateforme nationale o inviter les autres organisations de la société civile engagées sur ces questions o les associer aux actions de plaidoyer Æ Etape 2 : Suivi des rencontres Æ Etape 3 : Mise en place de relais d’information avec les autres organisations Action 3-2 - Implication des médiasLe principe d’une pleine implication des médias dans le Plan d’Action de Saly a été retenu. Les médias seront des partenaires incontournables de la dissémination. Objectifs
ü Assurer une bonne couverture des actions ü Contribuer à mieux faire connaître les instruments régionaux En contrepartie de leur implication, les médias associés seront visibles sur le site internet dédié et seront partie prenante du réseau sur la Prévention des conflits. Ils pourraient être dans ce cadre amenés à participer à des rencontres spécifiques sur ces questions et si cela est envisageable prendre part à la deuxième édition du Forum des Partis politiques, des Médias et de la société civile en 2010.
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Identification et prise de contact avec les associations régionales et nationales de journalistes ainsi que les institutions de formation aux médias (PANOS, CESTI, entre autres) spécialisés dans la prévention des conflits ; Æ Etape 2 : Rencontre des représentants des médias les plus représentatifs au niveau national (TV, radio, presse écrite, web) et les organisations qui les représentent (syndicats, associations de journalistes) pour déterminer avec eux le rôle qu’ils peuvent jouer (émission de TV, de radio sur une base régulière, etc.). o envisager un échange de services (publication de communiqués contre mise en avant du logo du journal dans les documents de la plate-forme, etc.) o identifier un point focal dans chaque média pour lui envoyer les informations Æ Etape 3 : Lancement d’une réflexion avec les médias sur leur rôle dans la prévention des conflits aux niveaux national et régional à travers l’organisation d’un atelier de travail Æ Etape 4 : Lancement d’actions communes (émissions de radios, publication d’interviews, etc.) Action 3-3 – Implication des acteurs culturels
Le Groupe a montré l’importance de la culture, des créateurs et acteurs culturels (artistes musiciens, comédiens, griots, etc.) dans l’action contre la pauvreté, pour la paix et le développement. Chaque plateforme s’est engagée dans son pays respectif à mobiliser ces acteurs dans leur diversité et à les mettre à contribution pour renforcer l’impact aux niveaux local, national et régional dans les actions d’information et de dissémination. Chaque pays retiendra la forme d’expression qui correspond au mieux aux attentes des populations cibles (rap, sketches de rue, théâtre, chants, etc.) ; l’idée étant de rester flexible en fonction des groupes cibles. La culture constitue également un levier important dans l’implication de la jeunesse dans les actions de paix. ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Identification des artistes locaux et nationaux engagés dans la paix et leur présenter l’initiative Æ Etape 2 : Organisation d’un concours de chant ou une autre forme d’expression (improvisation, sketches, etc.) autour des instruments régionaux comme cela se fait en matière de lutte contre le sida Æ Etape 3 : Réalisation d’œuvres autour de la prévention des conflits et utilisation à des fins de communication (impression de tee-shirts, rédaction de messages de paix sur des bracelets, etc.) Action 3-4 - Sensibilisation des leaders d’opinion (syndicats, chefs traditionnels et religieux, etc.), représentants politiques, parlementaires, membres du gouvernementL’initiative est inclusive et cherche à mobiliser aussi bien les acteurs étatiques que non étatiques. Une action particulière doit être entreprise vis-à-vis des leaders d’opinion, des représentants politiques, parlementaires et membres du gouvernement. Objectifs
ü Les informer de l’initiative ü Les impliquer dans les actions de plaidoyer en vue de la ratification des instruments ü Engager des discussions avec les parlementaires dans le cadre de la ratification et de la mise en œuvre des instruments
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Prise de contact avec les principaux responsables des partis politiques, des syndicats et les chefs traditionnels et religieux
Æ Etape 2 : Organisation de rencontres au niveau de la plateforme, notamment avec les : o Principaux responsables des partis politiques o Représentants des syndicats o Chefs traditionnels et religieux o Président de l’Assemblée Nationale o Parlementaires o Membres du gouvernement concernés par ces questions (Affaires étrangères, Intégration régionale, CEDEAO)
Æ Etape 3 : Diffusion de la documentation
Axe N°4 : Actions de plaidoyer
Les actions de plaidoyer interviennent après les actions d’information et de sensibilisation. Elles s’inscrivent dans le Plan d’action national élaboré par les plateformes nationales.
Elles se feront à plusieurs niveaux :
§ au niveau national : il s’agira de mettre en place une stratégie et des programmes de plaidoyer en vue de la ratification, l’appropriation et la mise en œuvre synergique des instruments. Le plaidoyer se fera auprès des autorités de l’Etat, des partis politiques, des parlementaires, des forces de police, de la justice, des médias et des organisations de la société civile.
§ au niveau régional : impliquer les Parlementaires et le Parlement de la CEDEAO. § aux niveaux international et des partenaires au développement : les informer pour une meilleure prise en compte des instruments de la région dans leurs programmes et leurs actions en direction de la région.
Les résultats des actions devront faire l’objet de présentations au niveau de la région et pourront servir de cadre pour mieux faire connaître les institutions régionales auprès des populations. A ce stade, une présentation officielle du Plan d’Action de Saly au Président de la CEDEAO, Dr. Mohamed Ibn Chambas s’avère indispensable.
Action 4-1 - Etat des lieux de la mise en œuvre des instruments régionaux au niveau national
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Etat des lieux de la ratification des instruments régionaux à partir duquel les plateformes pourront établir des actions de plaidoyer
Pour les instruments non ratifiés : le plaidoyer devra être construit autour de la ratification.
Æ Etape 2-1 : Identification et approche des personnalités responsables de la ratification - Etablir un diagnostic sur les raisons des blocages à la ratification - Interpeler les parlementaires nationaux et identifier ceux qui sont prêts à soutenir la ratification
Pour les instruments ratifiés et non mis en œuvre :
Æ Etape 2-2 : Identification d’actions concrètes de mise en œuvre
Action 4-2 - Elaboration d’un plaidoyer pour leur ratification au niveau national
L’Action 4-2 ne concernera que les pays n’ayant pas encore ratifié les instruments régionaux. Il s’agira de partir du contexte national pour construire un plaidoyer en faveur de la ratification des instruments.
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Lancement d’une campagne d’information en choisissant un thème important pour le pays (trafic des armes, élections, femmes, gouvernance, jeunes, etc.) et le relier aux instruments et à la construction régionale. Æ Etape 2 : Développement d’un argumentaire autour de la construction régionale et La CEDEAO des peuples : quels avantages, comment ? Æ Etape 3 : Rencontres avec les représentants locaux de la CEDEAO et les organisations de la société civile. Æ Etape 4 : Initiatives en direction des parlementaires Æ Etape 5 : Rencontres et débats avec les responsables de l’Exécutif
Action 4-2 bis - Elaboration d’un plaidoyer pour la mise en œuvre au niveau national
L’Action 4-2 bis concernera plus spécifiquement la mise en œuvre des instruments au niveau des pays qui ont déjà ratifié.
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Diagnostic auprès des acteurs étatiques et non étatiques. o Faire une enquête sur la perception de ces instruments aux niveaux des membres des organisations de la société civile, des jeunes à l’école, des membres des partis politiques, des médias… o Mesurer l’écart entre ce qui est dit et la réalité.
Æ Etape 2 : Initiatives en direction des décideurs politiques et des parlementaires
Action 4-3 – Information régulière des autorités communautaires (CEDEAO) dans le cadre du suivi commun
La CEDEAO est partie prenante de l’initiative et a participé à toutes les étapes de l’élaboration de l’élaboration du Plan d’Action. Dans ce cadre, les bureaux de zone de la Direction de l’Alerte précoce sont directement impliqués dans le pilotage et la mise en œuvre du Plan d’Action. Il conviendra par ailleurs d’informer sur une base régulière les autorités de l’organisation régionale et l’ensemble des départements qui peuvent être concernés par l’Alerte précoce et la Prévention des conflits.
Objectifs
ü Impliquer les autorités communautaires dans le suivi de l’initiative ü A travers la CEDEAO, renforcer l’implication des Etats membres dans la mise en œuvre des objectifs du Plan d’Action ü Inscrire l’initiative dans une démarche politique régionale
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Information régulière des plus hautes autorités politiques et administratives de la CEDEAO
Æ Etape 2 : Réunion de suivi et d’échanges entre les acteurs de la région et les autorités communautaires
Æ Etape 4 : Présentation de l’initiative à un niveau politique à l’occasion d’un Sommet des chefs d’Etat et/ou d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO.
Action 4-4 – Information et plaidoyer au niveau des partenaires au développement
Objectifs
ü Leur faire connaître les instruments régionaux et le Plan d’Action. ü Les informer des actions au niveau national afin qu’ils puissent les prendre en compte dans leurs projets en matière de gouvernance démocratique et de prévention des conflits. ü Recueillir leur soutien pour financer certaines actions du Plan au niveau national.
Axe N°5 : Amélioration de l’implication de la société civile dans l’observation et le suivi des élections
La volonté d’impliquer la société civile dans l’observation des élections se matérialise progressivement aux niveaux des pays et constitue déjà un acquis au niveau de la CEDEAO. Il reste nécessaire de donner à ce rôle une double efficacité sur le plan technique et politique. Les plateformes nationales et les réseaux transnationaux serviront de cadre de partage d’expériences et de compétences pour renforcer le rôle de la société civile dans des actions visant à la transparence et l’issue non violente des élections. Dans ces conditions, la société civile aux côtés et en synergie avec la CEDEAO et les observateurs internationaux, pourrait avoir un impact sur la crédibilité et la fiabilité des élections en Afrique de l’Ouest, libérées de toute logique de simple faire-valoir politique.
Cet axe se construit en tenant compte de l’initiative de la CEDEAO de mise en réseau des Commissions nationales indépendantes par l’Unité électorale de la CEDEAO.
Le Plan d’action cherche à sortir de la logique des observations ponctuelles pour mettre en place une approche d’observation et de suivi postélectoral. Les rapports qui seront produits devront avoir un impact préventif aux niveaux national et régional en mettant en avant des bonnes pratiques méritant d’être citées en exemple et des leçons apprises pouvant aider les acteurs à ne pas répéter les mêmes erreurs.
L’implication de la société civile concernera ses diverses composantes y compris les universitaires, les syndicats et les médias faisant preuve d’indépendance. Leur mobilisation dans le cadre du Plan d’action, conformément aux recommandations faites à l’Atelier de Saly, se fera déjà en amont des élections, avant la tenue du scrutin, afin de prévenir au mieux toute crise liée à la période pré-électorale. Il s’agira d’un double travail de suivi, de sensibilisation et d’alerte éventuelle en s’appuyant sur les segments nationaux des acteurs du Plan d’action.
Action 5-1- Sensibilisation des citoyens et des acteurs politiques pour des élections régulières et sans violence
Pour prévenir la violence pendant la campagne électorale, un travail de sensibilisation et d’information est essentiel auprès des citoyens électeurs ou non. Des initiatives existent déjà dans ce domaine. Là où elles existent, il s’agirait d’éviter des cloisonnements et d’organiser des synergies avec le Plan d’Action de Saly en y apportant sa valeur ajoutée.
Objectifs
ü Informer et encourager les jeunes et valoriser une implication citoyenne non violente. ü Introduire la question des élections à l’école auprès des enfants de manière à les sensibiliser à cette question et susciter des débats sur la citoyenneté. Travailler avec les enseignants dans ce sens. ü Rappeler aux électeurs les droits et les devoirs à travers les instruments régionaux. ü Sensibiliser les acteurs et les décideurs politiques sur le contenu préventif des instruments de gouvernance politique et sur les risques portés par le non respect des règles ou leur changement unilatéral et non consensuel.
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Etablissement de liens avec les Commissions électorales nationales indépendantes Æ Etape 2 : Mise en place d’un groupe d’appui à l’observation et au suivi électoral avec une implication de la CEDEAO, en coordination avec les réseaux régionaux du Plan d’Action. Æ Etape 3 : Animation d’une page WEB sur chaque pays où le Groupe d’observation et de suivi électoral est activement impliqué en ne publiant que données vérifiées et des recommandations de portée préventive.
Action 5-2 - Formation des acteurs de la société civile à l’observation des élections
Les acteurs de la société civile demandent à être davantage impliqués dans l’observation des élections mais doivent être formés pour ce faire. Il reviendra aux plateformes nationales de dispenser les formations (voir Axe 2 Action 2). Les formations devraient se faire en cascade. Chaque personne formée doit pouvoir former d’autres personnes.
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Identification de l’ensemble des programmes nationaux ou internationaux de formation en matière d’observation des élections ouverts aux acteurs de la société civile et partage de l’information avec le plus grand nombre
Æ Etape 2 : Rédaction de guides sur les élections qui s’inscrivent dans l’esprit de l’initiative et mettent en avant les droits et devoirs des citoyens de la CEDEAO
Action 5-3 - Observation des élections
La société civile doit être davantage partie prenante dans l’observation des élections. Elle pourra dans ce cadre contribuer à l’émergence d’une nouvelle étape dans l’observation électorale en organisant une collecte coordonnée des données sur le terrain et l’élaboration d’un rapport étayé dont le contenu sera à partager tant avec la CEDEAO qu’aux divers acteurs en compétition et observateurs.
ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Définition des rôles que pourraient jouer les membres de la plateforme et leur statut dans l’observation des élections
Æ Etape 2 : Mise en place de relais d’information sur l’ensemble du pays
Action 5-4- Prévention des crises en période postélectorale
Il s’agit de mettre en place avec des acteurs qui ne soient pas directement opposés dans ou par le contentieux électoral, un mécanisme de suivi postélectoral qui comporte des actions d’alerte et de prévention de crise. Y seront associés les médias reconnus pour leur indépendance politique et des personnalités nationales de la société civile tout en collaborant avec les acteurs étatiques au niveau de l’information. ETAPES DE REALISATION
Æ Etape 1 : Organisation de groupes de veille en charge des questions litigieuses Æ Etape 2 : A partir des informations collectées avant et pendant les élections, élaboration des recommandations pour prévenir les crises dans la phase de suivi postélectoral Æ Etape 3 : Partage des recommandations avec les autres acteurs en charge de l’observation des élections et des Commissions électorales, la CEDEAO et les partenaires au développement Æ Etape 4 : A partir des recommandations, identification et lancement des actions ciblées de prévention
Ajouter : - Glossaire - Tableau des Axes et étapes - Tableau actions de prévention - Coordonnées des organisations -
[1] Programme triennal conjoint CSAO/OCDE et CEDEAO.
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Travaux et Publications
Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest/OCDE